Les ressources environnementales contribuent au développement socio-économique du Burkina, en l’occurrence la formation du produit intérieur brut (PIB), le commerce extérieur mais aussi à la lutte contre le chômage par la création d’emploi. Elles produisent de la richesse, même si une grande partie des produits est exportée de façon brute. Selon la Direction générale du développement territorial, dans une étude en date de décembre 2024, sur la période 2011-2015, la contribution du secteur sylvicole (forestier) était estimée à 998,33 milliards FCFA « avec un taux d’accroissement annuel moyen de 7,73%. » Plus récemment, sur la période 2016-2020, la contribution de ce secteur a atteint 1 159,71 milliards FCFA « avec un taux d’accroissement annuel moyen de 3,13%. » Ce qui, selon cette direction, dénote d’une « plus forte contribution de la sylviculture à la création de la valeur ajoutée ».
« La part de la sylviculture dans le PIB est passée de 3,4% en 2016 à 3% en 2018. Selon les projections de l’IAP, elle devrait se chiffrer à 2,8% en 2020. Pour ce qui est du secteur primaire, la sylviculture contribue à 23% à la formation du PIB de ce secteur contre 31% pour l’élevage et la pêche et 46% pour la production végétale. Il convient de noter que les statistiques nationales sous-estiment la contribution de l’activité sylvicole dans la formation du PIB du fait qu’elles ne prennent pas en compte la valeur des productions autoconsommées estimée entre 20 et 40% de la production (FAO, 2013). », détaille la Direction générale du développement territorial.
L’exportation des produits du karité rapporte en moyenne 48,99 milliards FCFA par an
Une grande partie des Produits forestiers non ligneux est exportée et contribue ainsi à accroitre les exportations du pays. C’est le cas du l’amande et le beurre de karité qui figurent parmi les principaux produits exportés. « Sur la période 2013-2019, ce sont en moyenne 170 157,64 tonnes d’amandes et de beurre de karité qui ont été exportées par an. », révèle la Direction générale du développement territorial. En 2023 par exemple, le pays a exporté 224 823,4 tonnes d’amandes et de beurre de karité dont 212 607,9 tonnes pour les amandes. L’année avant (2022), le nombre de tonnes exportés est estimé à 151 714,3.
En termes monétaire, cette exportation a rapporté en 2023, un montant total de 60 915 500 000 FCFA constitués de 49 145 900 000 FCFA pour les amandes et 11 769 600 000 FCFA pour le beurre.
Selon l’étude de la Direction générale du développement territorial, la moyenne annuelle des recettes rapportées ls produits les deux produits du karité est de « 48,99 milliards de FCFA entre 2019 et 2023. » En effet, le total des montants rapportés par l’exportation des amandes et beurre de karité pendant cette période est de 244 972 100 000 FCFA.
Selon l’étude, au regard des opportunités que peuvent offrir les produits forestiers non ligneux (PFNL), « il conviendrait de définir des options stratégiques à même de promouvoir leurs filières afin d’accroitre davantage leur contribution à l’amélioration de la balance commerciale du pays. »
Le gouvernement burkinabè, en septembre 2024, a suspendu temporairement l’exportation de l’amande de karité. Dans sa vision, il souhaite que ce produit soit mis à la disposition des industries qui l’utilisent au niveau national, au lieu d’être exporté de façon brute. Ce 2 avril 2025, par communiqué en date du 28 mars 2025, le gouvernement annonce également la suspension de l’exportation de la noix de cajou brut. Ce produit, souligne le communiqué, est utilisé dans les industries de transformation au niveau national.
par Marie D. SOMDA, Sira info