L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) est épinglée pour des anomalies dans sa gestion entre 2018 et 2022 par un audit. L’institution s’est affranchie de certaines règles en matière de gestion financière au cours de cette période.
L’audit de l’ASCE-LC dévoile d’abord une série de largesses octroyées aux membres du Conseil de service universel. Entre 2018 et 2022, les membres de ce Conseil ont perçu, selon le document, 115,995 millions de francs CFA. Mais problème : ils n’y avaient pas droit. L’ASCE-LC estime qu’il s’agit d’avantages indus, donc pas légaux. Et ce n’est pas tout !
L’analyse de la gestion courante révèle une forme de double dotation en carburant au profit du président et du secrétaire exécutif de l’ARCEP. Ces deux responsables, au moment de l’audit, bénéficiaient de véhicules de fonction, « dans les faits », dont le carburant est totalement pris en charge par l’ARCEP. En plus de cette dotation, les deux recevaient encore mensuellement une dotation en carburant. C’est un doublon, selon le rapport.
Autre fait : plus de 201 millions de francs CFA ont été engagés au titre de frais de mission « non justifiés par des ordres de mission signés aux lieux de réalisation de ces missions ».
Par Marie D. SOMDA, Sira Info




