Burkina: impôts et taxes intérieurs sur les biens et services, les piliers des recettes 2026

Avec 2 878,3 milliards de francs CFA attendus des recettes fiscales, soit plus de 83 % des ressources totales, le Budget 2026 s’appuie massivement sur deux leviers principaux : les impôts et taxes intérieurs sur les biens et services (1 390,5 milliards FCFA) et les impôts sur les revenus et bénéfices (925,4 milliards FCFA). Une stratégie de mobilisation des ressources propres qui vise à réduire progressivement la dépendance aux financements extérieurs.

Les prévisions de revenus provenant des impôts et taxes (recettes fiscales) représentent 2 878,3 milliards de francs CFA en 2026, soit plus de 83 % des ressources totales. Cette part devrait encore se renforcer pour atteindre 3 509,5 milliards en 2028.

Au cœur de cette stratégie fiscale, les impôts et taxes intérieurs sur les biens et services constituent le principal poste, avec 1 390,5 milliards de francs CFA. Cette catégorie devrait connaître une croissance remarquable pour atteindre 1 679 milliards en 2028.

Les impôts sur les revenus, bénéfices et gains en capital sont l’autre grande porte d’entrée d’argent dans les caisses de l’État. Les prévisions de revenus provenant de ces impôts affichent un montant de 925,4 milliards FCFA en 2026 et 1 132 milliards FCFA en 2028.

Les droits et taxes à l’exportation suivent, avec des prévisions de 458,07 milliards FCFA en 2026, tandis que les droits et taxes à l’importation sont estimés à 386,6 milliards FCFA.

L’impôt sur les salaires versés et les rémunérations des travailleurs est évalué à 23,2 milliards FCFA en 2026. Il devrait atteindre 24,1 milliards FCFA en 2028.

Les autres recettes fiscales sont évaluées à 44,6 milliards FCFA en 2026.

329,2 milliards FCFA de prévisions de recettes non fiscales

Les recettes non fiscales, d’une prévision de 329,2 milliards FCFA, sont constituées des revenus de l’entreprise et du domaine (116,5 milliards FCFA), des droits et frais administratifs (21,8 milliards FCFA), des amendes et condamnations pécuniaires (3,9 milliards FCFA) et des autres recettes non fiscales, estimées à 186,8 milliards FCFA.

Quant aux recettes exceptionnelles, les prévisions affichent 7,2 milliards FCFA, et les produits financiers (intérêts des prêts, intérêts des dépôts à terme, gains de change, etc.) sont fixés à 1,7 milliard FCFA.

Au total, les ressources que l’État compte mobiliser lui-même (ressources propres) s’élèvent à 3 216,5 milliards FCFA.

214,9 milliards FCFA de dons

Le reste est comblé par les dons, estimés à 214,9 milliards FCFA. Ils sont répartis en « dons-projets des institutions internationales » (172,7 milliards FCFA), « dons-projets des gouvernements affiliés au Club de Paris » (31,01 milliards FCFA), « dons-projets des organismes privés extérieurs » (10,3 milliards FCFA) et « dons-projets des gouvernements non affiliés au Club de Paris » (837 millions FCFA).

Ces dons, qui constituent une source importante de financement des projets de développement, affichent une tendance à la baisse sur la période, passant de 214,9 milliards de francs CFA en 2026 à 209,4 milliards en 2028. Cette diminution de 2,6 % s’explique principalement par la réduction des contributions des gouvernements affiliés au Club de Paris, qui chutent drastiquement de 31 milliards en 2026 à seulement 3,1 milliards en 2028.

En revanche, les dons des institutions internationales restent le principal soutien extérieur, avec 172,8 milliards en 2026, progressant même jusqu’à 202,2 milliards en 2028. Cette évolution souligne la confiance maintenue des partenaires multilatéraux dans les programmes de développement du pays.

Les prévisions indiquent qu’en 2028, les recettes du pays passeront de 3 431,5 à 4 090,5 milliards FCFA.

Par Lomoussa BAZOUN, Sira Info

Partager:

Plus d'articles

Journal numérique d’information générale et d’investigation, indépendant et attaché aux faits d’intérêt public.

Copyright © 2023  SIRAINFO – Tous droits réservés

error: Content is protected !!