Le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques (MARAH), désormais fusionné avec celui de l’Environnement, bénéficie d’une enveloppe globale de 147,21 milliards FCFA. Ce budget vise à soutenir la mise en œuvre de l’offensive agropastorale et halieutique ainsi que les actions en faveur du monde rural, avec des résultats attendus dès 2026.
L’exposé des motifs de la loi de finances, exercice 2026, dresse les objectifs du secteur agropastoral et halieutique. Avec une prévision budgétaire de 147,2 milliards de FCFA pour le secteur de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques (MARAH), plusieurs livrables sont attendus à la fin de l’année.
Sur le front agricole, les objectifs sont précis. Le programme prévoit l’aménagement ou la réhabilitation de 10 000 hectares de bas-fonds et de 1 500 hectares de périmètres irrigués, accompagnés de 10 000 équipements d’irrigation mis à la disposition des producteurs. À ces prévisions s’ajoutent 30 000 hectares de hautes terres et de bas-fonds à labourer, et 5 000 hectares d’aménagements agropastoraux à sécuriser.
Pour accompagner les paysans dans leurs champs, l’État prévoit de mettre à la disposition des producteurs 19 697 tonnes d’engrais minéraux, 9 486 tonnes de semences de variétés améliorées, 123 pulvérisateurs et 25 000 litres de produits phytosanitaires. Quelque 3 975 outils de vulgarisation seront également déployés pour rapprocher le conseil agricole des exploitants les plus isolés. Par ailleurs, le gouvernement prévoit de mettre 45 équipements de gestion post-récolte à la disposition des producteurs. Autre objectif : 50 000 hectares de superficies seront couverts par l’assurance agricole.
L’élevage et la pêche, l’autre pilier du secteur
Le budget 2026 ne se limite pas aux cultures. Il concerne aussi les filières animales et halieutiques.
Dans le secteur de l’élevage, l’objectif est d’atteindre 70 000 tonnes de viande, 5 millions de litres de lait et 600 tonnes de miel. Pour sécuriser ce capital animal, d’importantes campagnes sanitaires sont prévues : la vaccination de 5 millions de petits ruminants contre la peste des petits ruminants (PPR), 16 millions de volailles immunisées contre la maladie de Newcastle (MNC) et 231 000 bovins traités contre la trypanosomose. Six (6) laboratoires régionaux d’élevage seront également mis à niveau, selon les prévisions. Le secteur fourrager n’est pas en reste, avec 150 tonnes de semences fourragères certifiées prévues pour appuyer la production animale.

La pêche et l’aquaculture entrent elles aussi dans une nouvelle ère. Le programme table sur la production de 83 500 000 alevins, l’acquisition de 800 cages flottantes, l’empoissonnement de 25 plans d’eau et une production totale de 104 054 tonnes de poissons.
Un pari sur la jeunesse et les infrastructures
Au-delà des chiffres de production, ce budget porte également une dimension sociale. Il est prévu l’installation de 430 jeunes promoteurs dans les filières agropastorales et halieutiques. La réalisation de 200 forages agricoles et pastoraux répond, quant à elle, à un enjeu vital : garantir l’accès à l’eau dans des régions où sa rareté conditionne tout le reste.
Par Lomoussa BAZOUN, Sira Info.




