À Ouagadougou, une série d’opérations menées par le Service régional de la police judiciaire du Kadiogo (SRPJ-KDG) a permis de mettre fin aux activités de quatre réseaux de malfaiteurs, responsables d’un préjudice financier estimé à plus de 300 millions de francs CFA.
Ces interventions font suite à plusieurs plaintes enregistrées ces derniers mois, révélant l’ampleur des dégâts causés par ces groupes organisés. Les individus interpellés sont impliqués dans divers crimes économiques et délits graves, notamment des cambriolages ciblant des domiciles, des établissements financiers et des commerces, mais aussi dans des activités de faux monnayage, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les réseaux utilisaient des méthodes bien structurées pour maximiser leurs gains illicites. Les cambriolages étaient souvent perpétrés de nuit, visant des lieux stratégiques comme les parcs automobiles, les garages ou encore les commerces. Par ailleurs, un système sophistiqué de fraude impliquait l’importation et la distribution d’huile de moteur contrefaite, dissimulée dans des emballages trompeurs afin d’échapper aux contrôles.

L’un des mécanismes les plus préjudiciables reposait sur la circulation de faux billets, introduits depuis un pays voisin puis écoulés auprès de vendeurs ambulants. Cette technique permettait aux malfaiteurs de récupérer de la monnaie authentique, aggravant ainsi les pertes économiques pour les populations et les commerçants.
Le préjudice financier causé par ces quatre groupes est estimé à plus de 300 millions de francs CFA.
Au cours des opérations, les forces de l’ordre ont saisi une importante quantité de biens, dont des cartons de lubrifiants contrefaits, des véhicules, des engins à deux roues, des téléphones portables, des faux billets ainsi que du numéraire. Ces saisies témoignent de l’ampleur des activités criminelles et des ressources mobilisées par ces réseaux.

La police souligne que ces résultats ont été rendus possibles grâce à la collaboration active des populations. Elle appelle à maintenir cette vigilance collective, essentielle pour freiner l’expansion du grand banditisme urbain et limiter ses conséquences économiques.
Par Marie D. SOMDA, Sira info




