En 2023, les ONG, associations de développement et fondations du Burkina Faso ont mobilisé plus de 531 milliards FCFA, selon la DGCOOP. La coopération bilatérale, tirée par les États-Unis, arrive en tête, devant l’entraide interassociative et l’autofinancement.
Selon le recensement de la DGCOOP, les ONG/AD et Fondations enrôlées au Burkina en 2024 atteignaient 880 dont 260 sont d’origine étrangère et 620 d’origine nationale, soit respectivement 29,55 % et 70,45 %.
En 2023, les ressources mobilisées auprès de leurs partenaires sont estimées à 531,14 milliards FCFA, provenant de six catégories de sources. Les partenaires bilatéraux arrivent en tête avec 200,28 milliards FCFA, soit 37,71 % du financement total.
Viennent ensuite deux sources d’un poids comparable : la localisation de l’aide, c’est-à-dire le financement que les ONG/AD et Fondations s’accordent entre elles, pour 111,02 milliards FCFA (20,90 %) ; et l’autofinancement, à hauteur de 106,64 milliards FCFA (20,08 %), constitué des cotisations des membres, des ventes de biens et services, ainsi que des revenus de capitalisation et d’investissement.
L’État burkinabè a, pour sa part, financé les structures associatives à hauteur de 12,25 milliards FCFA (2,31 %).
Les partenaires multilatéraux ont contribué pour 90,74 milliards FCFA, soit 17,08 % du financement.
Une dernière catégorie, regroupant d’autres bailleurs, totalise 10,21 milliards FCFA (1,92 %). Elle se compose des sociétés (3 milliards FCFA), des particuliers (2,82 milliards FCFA) et des collectivités territoriales de pays partenaires (0,18 milliard FCFA).
Le financement bilatéral : vingt et un pays partenaires, les États-Unis en tête
Le financement bilatéral (financement accordé par des États) s’élevait en 2023 à 200,28 milliards FCFA, en provenance de vingt et un pays partenaires. Les États-Unis en sont, de loin, le premier contributeur, avec 55,34 milliards FCFA, soit 27,63 % du montant global des financements bilatéraux reçus.
Le classement complet des vingt et un (21) pays partenaires se présente ainsi (en milliards FCFA)

Le financement multilatéral : le système des Nations Unies et l’Union européenne, principaux contributeurs
Sur les 90,74 milliards FCFA mobilisés auprès des partenaires multilatéraux en 2023, le Système des Nations Unies (SNU) occupe la première place avec 42,68 milliards FCFA, soit 47,03 % de cette enveloppe. L’Union européenne suit avec 32,40 milliards FCFA (35,71 %).
Les fonds mondiaux, parmi lesquels le Fonds mondial pour l’engagement communautaire et la résilience, le Fonds mondial pour l’environnement, ainsi que le Fonds de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, occupent la troisième place, avec 9,94 milliards FCFA (10,95 %).
La CEDEAO a contribué à hauteur de 1,68 milliard FCFA (1,85 %), l’organisation Education Cannot Wait pour 1,47 milliard FCFA (1,62 %), et la Banque mondiale pour 1,39 milliard FCFA (1,53 %). D’autres institutions multilatérales comme le Fonds GAVI, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds régional du Sahel de l’UEMOA, la Banque islamique de développement (BID), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le FMI ont contribué pour un montant cumulé de 1,18 milliard FCFA, soit 1,30 % du financement multilatéral.
Le classement par partenaires multilatéraux

La coopération décentralisée : un apport plus modeste, porté par des collectivités européennes
Au titre de la coopération décentralisée, c’est-à-dire des partenariats entre collectivités locales burkinabè et collectivités étrangères, les ONG/AD et Fondations ont reçu 176,30 millions FCFA en 2023, en provenance de huit collectivités. La commune belge de Mouscron en est la principale contributrice, avec 55,87 millions FCFA, soit 31,69 % du montant total mobilisé à ce titre. À l’autre extrémité, le Comité de jumelage Olomme-sur-Mer/Gourcy, en France, a mobilisé le montant le plus faible, avec 1,40 million FCFA, soit 0,79 % du total.
Par Marie D. SOMDA, Sira Info




