Le communiqué fait suite à un constat : des pays limitrophes ont récemment ouvert des abattoirs spécialisés dans l’abattage des ânes, malgré l’absence de ressources asines significatives sur leur propre territoire. Cette demande artificielle attise les convoitises et alimente des réseaux de trafiquants qui puisent dans le cheptel burkinabè. Résultat : une exportation frauduleuse qui fragilise les efforts nationaux de préservation de ces animaux.
Le décret n° (…) du 7 septembre 2016 interdit déjà formellement l’exportation des asins, des équins et de leurs produits dérivés. Mais le communiqué signé par le Commandant Ismaël Sombié, ministre d’État en charge de l’Agriculture, marque un tournant dans l’application de ce texte. Les Forces de défense et de sécurité ont désormais reçu l’ordre d’interpeller et de traduire en justice toute personne transportant plus de trois têtes d’asins sur le territoire national sans justification légale.
Au-delà de la répression, le ministre appelle les citoyens à jouer un rôle actif en dénonçant tout cas suspect de trafic aux autorités compétentes.
Par Marie D. SOMDA, Sira Info




