Le nombre d’accouchements enregistrés dans les formations sanitaires du Burkina Faso a progressé de 7,7 % en 2025, passant de 836 348 en 2024 à 900 653. Les césariennes ont connu la plus forte progression parmi les trois catégories recensées par le ministère de la Santé.
Des salles d’accouchement davantage sollicitées, un compteur qui dépasse les 900 000 et, surtout, des césariennes dont le nombre progresse deux fois plus vite que celui des accouchements normaux. Les chiffres du ministère de la Santé dessinent un paysage différent selon les modes d’accouchement.
Cette progression représente une hausse de 7,7 % du nombre d’accouchements réalisés dans les formations sanitaires.
Les accouchements normaux restent largement majoritaires. Leur nombre est passé de 649 611 en 2024 à 687 204 en 2025, soit 37 593 cas supplémentaires et une progression de 5,8 %.
Les accouchements assistés à l’aide d’instruments et/ou de produits ont également augmenté, passant de 146 419 à 164 006, soit 17 587 cas supplémentaires et une hausse de 12 %.

La progression la plus importante en proportion concerne les accouchements par césarienne. Ils sont passés de 40 318 en 2024 à 49 443 en 2025, soit 9 125 cas supplémentaires et une augmentation de 22,6 %.
Au total, les trois catégories recensées par le ministère (accouchements normaux, accouchements assistés et césariennes) représentent 900 653 accouchements en 2025.
Le Kadiogo en tête
La répartition régionale fait apparaître d’importants écarts dans les volumes d’accouchements enregistrés.
Le Kadiogo arrive en tête avec 137 258 accouchements, suivi du Guiriko avec 123 632. Le Nakambé et le Yaadga affichent respectivement 77 704 et 77 689 accouchements.
Viennent ensuite le Nando, avec 73 978 accouchements, le Koulsi (66 332), l’Oubri (54 791), le Bankui (53 657), le Tannounyan (48 718) et le Djôro (48 555).

Les autres régions enregistrent des volumes inférieurs à 40 000 accouchements : Nazinon (31 861), Sirba (25 352), Goulmou (24 890), Sourou (23 829), Liptako (19 308), Tapoa (10 577) et Soum (2 522).
L’ensemble des 17 régions totalise ainsi 900 653 accouchements en 2025
64 114 accouchements dans les formations sanitaires privées
Le tableau du ministère recense également 64 114 accouchements réalisés dans les formations sanitaires privées en 2025, contre 61 550 en 2024. Cela représente 2 564 accouchements supplémentaires, soit une progression de 4,2 %.
Par ailleurs, le taux d’accouchement dans les formations sanitaires est passé de 88,7 % en 2024 à 92,3 % en 2025, soit une progression de 3,6 points de pourcentage.
Les césariennes progressent plus rapidement
La comparaison des données 2024 et 2025 fait ressortir une progression dans les trois catégories d’accouchements.
Les accouchements normaux ont augmenté de 5,8 %, contre 12 % pour les accouchements assistés et 22,6 % pour les césariennes.
En valeur absolue, les accouchements normaux représentent toutefois l’essentiel de l’augmentation enregistrée entre les deux années, avec 37 593 cas supplémentaires. Les accouchements assistés comptent 17 587 cas supplémentaires, tandis que les césariennes augmentent de 9 125 cas.
Par Marie D. SOMDA, Sira Info




