Développement : Canada et Côte d’Ivoire, les plus grands investisseurs étrangers au Burkina en 2024

Avec 534 milliards de FCFA d’encours, le Canada consolide sa première place, tandis que le secteur minier capte les deux tiers des investissements directs étrangers (IDE) au Burkina. Toutefois, de manière globale, les IDE ont enregistré une baisse en 2024 par rapport à 2023.

Le stock des investissements directs étrangers (IDE) réalisés au Burkina Faso s’établit à 2 336,3 milliards de FCFA à la fin de l’année 2024, contre 2 458,9 milliards en 2023, selon les statistiques de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Ils enregistrent ainsi une baisse de 5 %. Cette évolution est attribuable à la diminution, à hauteur de 80,2 milliards de FCFA, des ressources reçues sous forme de dettes, précise la BCEAO.

Le Canada maintient fermement sa position de premier investisseur étranger dans le pays des Hommes intègres, avec un investissement estimé à 534,9 milliards de FCFA en 2024, représentant près du quart (22,9 %) du stock total des investissements directs étrangers. Cette domination canadienne s’explique largement par la présence de sociétés minières canadiennes dans l’exploitation des ressources aurifères du pays, un secteur qui constitue le véritable moteur de l’attractivité économique burkinabè.

Au-delà du Canada, la Côte d’Ivoire s’affirme comme le deuxième investisseur étranger avec 284,7 milliards de FCFA (12,2 %), illustrant l’intégration économique croissante au sein de l’espace UEMOA et les liens historiques entre les deux pays voisins.

Le paysage des IDE connaît également une évolution notable avec l’émergence de nouveaux acteurs. La Russie se hisse à la troisième place du classement avec 257 milliards de FCFA (11,1 %), marquant une percée significative, tandis que le Maroc complète le quatuor de tête avec 102,8 milliards de FCFA (4,4 %). À eux quatre, ces pays concentrent plus de la moitié (50,6 %) de l’ensemble des investissements directs étrangers au Burkina Faso.

Le secteur minier, destination privilégiée des investisseurs

Les chiffres de la BCEAO confirment cette orientation : l’exploitation minière concentre à elle seule 1 565,9 milliards de FCFA d’investissements directs étrangers, soit 66,1 % du stock total.

Derrière ce secteur extractif, l’intermédiation financière (banques, assurances, fonds d’investissement, etc.) se positionne en deuxième place avec un montant total de 439 milliards de FCFA, soit 18,5 % du total.

Si les secteurs de l’industrie et du commerce attirent respectivement 136,6 milliards (5,8 %) et 49,8 milliards de FCFA (2,1 %) d’IDE, ces proportions restent modestes. Au total, quatre secteurs seulement (mines, finance, industrie et commerce) représentent 92,4 % du stock des investissements étrangers, selon les données de la BCEAO.

Par Marie D. SOMDA, Sira Info

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