La rémunération moyenne des agents de l’État atteint 338 133 FCFA à fin septembre 2025, en hausse de 5 % sur un an. Une progression portée par l’accélération du traitement des dossiers d’avancement et de reclassement, selon données de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD).
Le salaire moyen des agents publics burkinabè (hors Forces armées et personnel diplomatique) a connu une progression annuelle, malgré une légère baisse observée au troisième trimestre 2025. Selon les données du Système intégré de gestion administrative et salariale du personnel de l’État (SIGASPE), la rémunération moyenne s’est établie à 338 133 FCFA fin septembre, contre 344 768 FCFA fin mars, soit une baisse trimestrielle de 1,9 % durant cette période, selon l’INSD.
Mais sur l’année, le salaire moyen enregistre une hausse de 5 %. Par rapport au troisième trimestre 2024, la progression atteint même 6,9 points de pourcentage au troisième trimestre 2025.
Cette contradiction entre baisse trimestrielle et hausse annuelle trouve son explication dans les mécanismes de gestion des carrières. L’évolution du salaire moyen dépend directement du nombre de dossiers de reclassement et d’avancement traités au cours de chaque période.
Plus de 626 000 agents sur le SIGASPE
Cette évolution salariale intervient dans un contexte d’expansion continue des effectifs de la fonction publique. À fin septembre 2025, 626 665 agents ont émargé sur le SIGASPE, soit une hausse de 3,6 % en un an et de 0,4 % par rapport au trimestre précédent.
La croissance des effectifs, en progression de 1,7 point de pourcentage sur un an, s’explique principalement par la tendance haussière des recrutements dans l’administration publique, traduisant les efforts de l’État pour renforcer ses capacités institutionnelles.
Ces statistiques excluent les membres des Forces Armées Nationales ainsi que les agents des Missions diplomatiques et Postes consulaires, dont les données font l’objet d’un traitement séparé.
Par Marie D. SOMDA, Sira Info




