Le gouvernement burkinabè s’apprête à lancer le Projet d’appui à l’enseignement supérieur et à la recherche (PAESR), un programme ambitieux d’une durée de cinq ans, financé conjointement par l’État et la Banque mondiale à hauteur de 60 milliards de FCFA.
Après le Projet d’appui à l’enseignement supérieur (PAES), exécuté entre décembre 2018 et mars 2025, le gouvernement a engagé la formalisation de son successeur : le Projet d’appui à l’enseignement supérieur et à la recherche (PAESR). Un rapport en ce sens vient d’être adopté en Conseil des ministres du 19 février 2026, ouvrant la voie à la poursuite des négociations avec la Banque mondiale.
Le PAESR ne part pas de zéro. Il s’inscrit dans la continuité du PAES, lancé sous le pouvoir de Roch Kaboré. Son objectif global est de renforcer l’accès aux filières professionnalisantes pertinentes pour le marché du travail, mais aussi d’améliorer la gouvernance de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, afin que ces secteurs contribuent plus efficacement au développement socio-économique du pays. Le projet doit durer 5 ans.
Le PAESR prévoit une série de réalisations ciblées
Le numérique au cœur de la transformation. La construction de trois Espaces numériques ouverts (ENO) est en effet, prévue et permettra d’offrir aux étudiants un accès élargi aux ressources pédagogiques et aux outils technologiques. En complément, le projet facilitera l’accès de 40 000 étudiants bénéficieront d’ordinateurs sous forme de subvention.
Le projet considère également la recherche comme levier de développement. Il est prévu l’opérationnalisation de quatre unités mixtes de recherche, dans des domaines stratégiques que sont l’agriculture, les matériaux et la céramique, les mines et la santé. Ces unités s’inscriront dans le cadre de la mise en place d’un laboratoire fédérateur de science et technique, destiné à mutualiser les compétences et les équipements au profit de l’innovation nationale.
Un financement partagé entre l’État et la Banque mondiale
Pour renforcer le capital humain dans les filières prioritaires, le PAESR accordera aussi des bourses de doctorat à 500 étudiants. Une initiative qui vise à retenir les meilleurs profils dans le pays et à alimenter les universités et les centres de recherche en enseignants-chercheurs qualifiés.
D’un coût global estimé à 60 milliards de FCFA, le projet sera financé conjointement par l’État burkinabè et l’Association internationale pour le développement (IDA), guichet de la Banque mondiale. « L’adoption de ce rapport permet de poursuivre les échanges avec la Banque mondiale en vue de la formalisation du Projet d’appui à l’enseignement supérieur et à la recherche. », selon le gouvernement.
Par Marie D. SOMDA, Sira info




