Les ventes (exportations) ont grimpé de 72%, alors que les achats (importations) n’ont augmenté que de 9,3%. Résultat : il se dégage un excédent de 1 232,7 milliards de FCFA, selon le dernier rapport mensuel de la Direction générale de l’Economie et de la planification (DGEP), une structure technique du ministère chargé des finances.
Les exportations totales sont estimées à 1 348,5 milliards de FCFA en fin mars 2025. Un an après, à la même période (fin mars 2026), la valeur des exportations est estimée à 2 319,3 milliards de FCFA.
Cette hausse vient presque entièrement de l’or, dont les ventes grimpent de 1 178,3 à 2 146,5 milliards de FCFA (+82,2%) en fin mars 2026. Deux raisons à cela, selon la DGEP : le pays en a vendu davantage, et son prix sur les marchés mondiaux a fortement augmenté.
Le coton se porte bien lui aussi en valeur : ses ventes passent de 53,9 milliards en mars 2025 à 88,2 milliards de FCFA (+63,6%). Mais son poids dans l’ensemble des exportations diminue.
Le sésame, lui, s’effondre carrément (-60,7%) dans les exportations, tandis que la noix de cajou reste à peu près stable.
Résultat : le Burkina exporte de plus en plus d’or et de moins en moins d’autres produits. La part des produits miniers dans les exportations passe de 87,4% en fin mars 2025 à 92,7% de toutes les exportations en fin mars 2026, alors que les produits agricoles bruts tombent de 10% à 5,8%, et les produits transformés de 2,5% à 1,5%. Autrement dit, l’économie repose de plus en plus principalement sur l’or, selon les données officielles.
Le pays achète surtout du carburant et du fer
Du côté des achats (importations), la hausse est plus modérée : de 994 milliards en fin mars 2025 à 1 086,6 milliards de FCFA (+9,3%) en fin mars 2026. Les produits pétroliers sont les plus importés. Ils passent de 344,6 milliards FCFA en fin mars 2025 à 387,2 milliards en fin mars 2026. Soit 42,6 milliards de FCFA de plus et une hausse de 12,4%. Le fer, la fonte et l’acier augmentent aussi de plus de 21,3 milliards, soit +45,9%. Un signe que la construction ou les travaux publics tournent bien.
À l’inverse, le pays achète moins de machines électriques (-13,3%) et mécaniques (-2,5%).
Dans le détail, les produits de consommation courante (carburant, alimentation, médicaments) prennent une place plus grande : 66,5% des importations, en légère augmentation de 2,9 points sur un an. Les équipements, eux, reculent à 16,4%.
Une balance commerciale excédentaire de 1 232,7 milliards de FCFA
« La balance commerciale dégage un excédent record de 1 232,7 milliards de FCFA à fin mars 2026 », révèle la DGEP.
Le taux de couverture des importations par les exportations a grimpé de façon continue ces dernières années : 78,9% en 2023, 92,3% en 2024, 135,7% en 2025, et 213,5% en fin mars 2026.
Par Marie D. SOMDA, Sira Info




