Burkina Faso : les 17 grands objectifs de développement d’ici à 2030

Le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau Plan national de développement (PND) couvrant la période 2026-2030. Ce document de référence fixe comme objectif global d’« impulser un développement socioéconomique endogène et inclusif fondé sur l’engagement patriotique et la souveraineté nationale dans un environnement de sécurité et de paix ». Pour mesurer les résultats attendus, le plan retient dix-sept indicateurs d’impact assortis de valeurs de référence, de cibles intermédiaires en 2028 et d’objectifs à atteindre d’ici 2030.

La sécurité figure parmi les premières priorités du Plan national de développement (PND).

1- Le gouvernement ambitionne de porter le taux de reconquête du territoire national de 73,56 % en 2025 à 85 % en 2028, avant d’atteindre 100 % en 2030. Cet indicateur s’inscrit dans l’objectif de renforcer la sécurité, le relèvement des personnes déplacées internes (PDI), la cohésion sociale et la paix.

Le plan prévoit également une amélioration de la gouvernance publique.

2– L’indice de perception de la corruption, évalué à 41 points en 2024, devrait atteindre 44 points en 2028 puis 46 points en 2030.

Le taux d’auto-approvisionnement des produits ciblés, notamment le riz, le poisson, le lait, le blé, la pomme de terre et la tomate, devrait progresser de 33,9 % en 2023 à 45 % en 2028 avant d’atteindre 60 % en 2030.

En matière de souveraineté alimentaire, deux indicateurs sont retenus.

3– La part des produits alimentaires dans le total des importations du pays devrait passer de 11,5 % en 2024 à 10 % en 2028, puis à 8 % en 2030.

4– Parallèlement, le taux d’auto-approvisionnement des produits ciblés, notamment le riz, le poisson, le lait, le blé, la pomme de terre et la tomate, devrait progresser de 33,9 % en 2023 à 45 % en 2028 avant d’atteindre 60 % en 2030.

Le PND fixe aussi des objectifs pour le système éducatif.

5– La proportion des effectifs de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP) dans l’ensemble des effectifs du post-primaire et du secondaire devrait passer de 5 % au titre de l’année scolaire 2023-2024 à 7 % en 2028, puis à 12 % en 2030.

Dans le domaine de la santé et de la nutrition :

6– L’espérance de vie à la naissance devrait évoluer de 61,9 ans en 2019 à 66 ans en 2028 puis à 68 ans en 2030.

7– Dans le même temps, la prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de moins de cinq ans est attendue en baisse, passant de 20,7 % en 2024 à 14,3 % en 2028 puis à 10 % à l’horizon 2030.

Le document retient également plusieurs indicateurs économiques et sociaux.

8– Le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 6,5 % en 2025 à 6,7 % en 2028, avant d’atteindre 7,1 % en 2030.

9– L’incidence de la pauvreté est projetée en baisse, de 43,2 % en 2021 à 39 % en 2028 puis à 35 % en 2030.

10– Dans les régions où le taux de pauvreté est supérieur à la moyenne nationale, ce taux devrait reculer de 53,5 % en 2021 à 50 % en 2028 et à 47 % en 2030.

11– L’indice de développement humain (IDH) devrait, quant à lui, passer de 0,459 en 2024 à 0,47 en 2028 puis à 0,50 en 2030.

La part de l’industrie manufacturière dans le PIB devrait presque doubler, passant de 9,6 % en 2024 à 14,2 % en 2028 puis à 17,7 % en 2030.

L’industrialisation constitue un autre axe du plan.

12– La part de l’industrie manufacturière dans le PIB devrait presque doubler, passant de 9,6 % en 2024 à 14,2 % en 2028 puis à 17,7 % en 2030.

13– La part des produits manufacturés dans les exportations de biens est attendue à 5 % en 2028 et à 8 % en 2030, contre 2,7 % en 2024.

14– La contribution du secteur secondaire au PIB devrait également progresser, de 26,5 % en 2024 à 38,5 % en 2028 puis à 39,3 % en 2030.

Source: Plan de national de développement (PND) 2026-2030

Dans le secteur de l’énergie, le PND prévoit une réduction de la dépendance aux importations.

15– La part des importations dans la consommation d’énergie devrait diminuer de 48,9 % en 2024 à 35 % en 2028 puis à 20 % en 2030.

16– Dans le même temps, la puissance électrique installée devrait presque quadrupler, passant de 678,5 mégawatts en 2024 à 1 350 mégawatts en 2028 avant d’atteindre 2 585,6 mégawatts en 2030.

Enfin, le document fixe un objectif en matière de mobilisation communautaire.

17– La part contributive des communautés dans la mise en œuvre des initiatives communautaires devrait progresser de 33 % en 2025 à 37 % en 2028 puis à 41 % en 2030.

À travers ces dix-sept indicateurs d’impact, le Plan national de développement 2026-2030 définit les principales cibles que le Burkina Faso entend atteindre au cours des cinq prochaines années. Ces objectifs couvrent les domaines de la sécurité, de la gouvernance, de la souveraineté alimentaire, de l’éducation, de la santé, de la croissance économique, de la réduction de la pauvreté, de l’industrialisation, de l’énergie et de la participation communautaire, avec des jalons fixés à 2028 et des résultats attendus à l’horizon 2030.

Par Marie D. SOMDA, Sira Info

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