Le Burkina Faso mobilise 120 millions de dollars, soit 67,22 milliards de FCFA, auprès de l’Association internationale de développement (IDA), une institution du Groupe de la Banque mondiale, pour financer un projet d’autonomisation économique des ménages pauvres et vulnérables, dans le cadre d’un accord signé en juillet 2026. D’une durée de cinq ans, le programme prévoit notamment la création de 4 800 coopératives communautaires et de 1 200 unités économiques locales.
Le Conseil des ministres du jeudi 22 octobre 2026 a marqué son accord pour la ratification de l’ordonnance autorisant le financement du Projet d’autonomisation économique des ménages pauvres et vulnérables pour la résilience et la protection sociale adaptative (PARPS).
Le financement, composé d’un accord de crédit et d’un accord de don, a été signé le 14 juillet 2026 entre le Burkina Faso et l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale. Son montant total s’élève à 120 millions de dollars, soit 67 222 473 360 FCFA.
4 800 coopératives communautaires prévues
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le Projet d’autonomisation économique des ménages pauvres et vulnérables pour la résilience et la protection sociale adaptative (PARPS) vise à contribuer au renforcement de l’accès des ménages pauvres et vulnérables aux opportunités économiques et du système de protection sociale adaptative.
Dans le cadre de sa mise en œuvre, le projet prévoit d’organiser 120 000 ménages pauvres et vulnérables en coopératives communautaires autour d’unités économiques. Il est également prévu de mettre en place 4 800 coopératives communautaires et 1 200 unités économiques locales destinées à soutenir les activités de production et de transformation.
Le programme comprend aussi l’acquisition de 50 véhicules et engins de transport, répartis entre huit véhicules, 20 camions monoblocs, 20 camions-bennes et deux camions-citernes.
En matière de stockage, les investissements annoncés portent sur la construction de six magasins d’une capacité de 5 000 tonnes chacun, de deux entrepôts modernes de stockage et de 20 magasins d’une capacité de 1 000 tonnes chacun.
Prévu pour une durée de cinq ans, le PARPS doit être déployé sur l’ensemble du territoire national. Les régions des Koulsé, de Yaadga, du Nakambé, de Nando, des Bankui et du Sourou sont toutefois identifiées comme prioritaires.
Le déploiement tiendra compte de la mise en place progressive du Registre social unique (RSU.
L’accord du Conseil des ministres porte sur la ratification de l’ordonnance relative au financement du projet. Cette procédure s’inscrit dans le cadre de la loi n° 23-2025/ALT du 29 décembre 2025, qui habilite le gouvernement à autoriser, par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement conclus avec les partenaires techniques et financiers.
Par Marie D. SOMDA, Sira Info




