Finances publiques : 312 milliards FCFA mobilisés en janvier

Les derniers chiffres du Trésor public révèlent une trajectoire budgétaire encourageante, portée par une mobilisation robuste des recettes fiscales et une maîtrise relative des dépenses.

À fin janvier 2026, les finances publiques du Burkina Faso affichent des signaux globalement positifs. Les recettes mobilisées atteignent 312,5 milliards de FCFA, en progression de 12,5% par rapport à la même période en 2025, soit un gain net de 34,7 milliards de FCFA, selon la Direction générale de l’Economie et de la planification (DGEP).

Le moteur principal de cette progression reste la fiscalité intérieure. Les recettes fiscales s’établissent à 283 milliards de FCFA, en hausse de 9,7% (+25 milliards de FCFA) comparativement à janvier 2025, précise la DGEP.

Les autres recettes ont connu une envolée de 205,4% pour atteindre 23,9 milliards de FCFA, soit un surplus de 16,1 milliards de FCFA.

Ombre au tableau, le rapport de la DGEP révèle que les dons enregistrent une chute de 53%, se repliant à 5,7 milliards de FCFA contre 12,1 milliards un an plus tôt, soit une contraction de 6,4 milliards de FCFA.

Des dépenses globalement maîtrisées

Du côté des dépenses, le gouvernement affiche une certaine discipline budgétaire. Les dépenses totales s’établissent à 198,1 milliards de FCFA, en baisse de 2% (-4 milliards de FCFA) par rapport à janvier 2025.

Les charges courantes progressent néanmoins de 2,1% pour atteindre 172,6 milliards de FCFA, reflétant les contraintes incompressibles liées au fonctionnement de l’État et aux dépenses sociales. En revanche, les dépenses en capital, soit les acquisitions nettes d’actifs non financiers, accusent un repli marqué de 23%, se fixant à 25,5 milliards de FCFA, soit 7,6 milliards de moins qu’un an auparavant.

Un besoin de financement en régression

La résultante de cette dynamique est un besoin de financement de 14,4 milliards de FCFA, en amélioration significative de 38,7 milliards de FCFA par rapport à fin janvier 2025.

Pour couvrir ce besoin résiduel, l’État a recouru à une accumulation nette de passifs de 78,4 milliards de FCFA, tandis que les acquisitions nettes d’actifs financiers ont progressé de 25,5 milliards de FCFA, traduisant une gestion active du portefeuille financier public.

Par Marie D. SOMDA, Sira info

Partager:

Plus d'articles

Journal numérique d’information générale et d’investigation, indépendant et attaché aux faits d’intérêt public.

Copyright © 2023  SIRAINFO – Tous droits réservés

error: Content is protected !!