La campagne agricole 2025/2026 s’achève sur une note particulièrement positive pour les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Selon les données publiées par la BCEAO, la production céréalière brute de l’ensemble de l’Union a atteint 36,04 millions de tonnes au cours de la saison écoulée.
Ce résultat historique marque une progression de 6,8 % par rapport à la campagne précédente (2024/2025), qui avait déjà enregistré une performance solide avec 33,76 millions de tonnes. Cette embellie confirme la tendance haussière observée depuis plusieurs années, à l’exception d’un léger fléchissement en 2021/2022.
La récolte de la zone UEMOA est portée par plusieurs grands producteurs. Le Mali arrive en tête avec une production estimée à 11,64 millions de tonnes, en hausse de 11,5 % sur un an. Le Burkina Faso suit de près avec 7,15 millions de tonnes, soit une augmentation de 17,8 %, la plus forte progression en volume parmi les États membres. Les deux pays cumulent une production de 18,79 millions de tonnes, soit plus que les 6 autres pays réunis (17,21 millions de tonnes).

Le Niger affiche une production de 5,28 millions de tonnes, la Côte d’Ivoire 4,56 millions de tonnes et le Sénégal 2,40 millions de tonnes. Le Bénin (2,93 millions de tonnes), le Togo (1,69 millions de tonnes) et la Guinée-Bissau (0,35 million de tonnes) complètent ce tableau, avec des performances également en hausse par rapport à l’année précédente, à l’exception notable du Niger.
Une dynamique qui s’inscrit dans la durée
Cette progression s’inscrit dans une dynamique de long terme favorable. En effet, la production céréalière de l’UEMOA est passée de 31,53 millions de tonnes en 2020/2021 à 36,04 millions de tonnes six ans plus tard, soit une hausse de près de 14,3 % sur la période.
Seul le Niger enregistre un recul significatif par rapport à la campagne 2024/2025 (5,93 millions de tonnes contre 5,28), tandis que tous les autres pays de l’Union affichent une progression, avec des hausses particulièrement marquées pour le Mali (+11,5 %), le Burkina Faso (+17,8 %) et la Côte d’Ivoire (+8,0 %).
Malgré ces bonnes nouvelles, la sécurité alimentaire dans la région reste fragile, confrontée aux aléas climatiques, aux conflits et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Par Lomoussa BAZOUN, Sira Info




