Microfinance : le montant total épargné dépasse 553 milliards de francs CFA en fin 2025

Le secteur de la microfinance a enregistré une croissance de ses principaux indicateurs au quatrième trimestre 2025, tandis que la qualité des prêts accordés s’est améliorée, selon les données publiées par la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP). Les Systèmes financiers décentralisés (SFD), plus connus sous l’appellation microfinance, s’établissent à 120 au quatrième trimestre 2024. Le nombre total de membres, qui regroupe les personnes physiques et les groupements, s’élève à 2 097 161 au quatrième trimestre 2025. Ce chiffre connaît une hausse de 1,6 % par rapport au trimestre précédent (3e trimestre de 2025) et de 8,4 %, par rapport à la même période un an plus tôt. Cette évolution est portée par les personnes physiques, avec une hausse de 1,9 % pour les hommes et de 1,4 % pour les femmes. Les groupements, à l’inverse, enregistrent une légère baisse de 0,03 %.

Le montant total des prêts atteint 444 milliards FCFA

L’argent déposé par les membres dans les caisses de microfinance a continué d’augmenter. Il est passé de 539,2 milliards de francs CFA au 30 septembre 2025 à 553,4 milliards de francs CFA au 31 décembre 2025, soit une hausse de 2,6 % en trois mois. Sur un an, la hausse atteint 17,8 %. En moyenne, chaque membre a épargné 334 087,6 francs CFA au quatrième trimestre 2025, un montant en hausse de 4,5 % par rapport au trimestre précédent et de 17,4 % par rapport à l’année dernière.

L’argent prêté aux membres atteint 444 milliards de francs CFA au quatrième trimestre 2025, en progression de 6,2 % par rapport au trimestre précédent et de 9,2 % par rapport au quatrième trimestre 2024. Le taux de créances en souffrance, c’est-à-dire la part des prêts que les emprunteurs n’ont pas remboursés à temps, s’établit à 6,61 % au quatrième trimestre 2025. Ce taux s’améliore de 2,77 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent. La DGEP souligne que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour récupérer les prêts en retard et que les Systèmes financiers décentralisés doivent continuer à surveiller de près la qualité des prêts qu’ils accordent.

Par Marie D. SOMDA, Sira info

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